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La convention de partenariat et de financement dédiée à l'élaboration du schéma régional d'aménagement territorial (SRAT) et au programme de développement régional (PDR) de Fès-Meknès, vient d’être paraphée. Mais qu’en est-il du SRAT de Fès-Boulemane approuvé par les élus régionaux à la veille des communales? C’est la grande question que se posent les observateurs, d’autant plus que cette étude avait coûté 3 millions de DH, financés par l’argent du contribuable. On se rappelle à cet égard que ce SRAT avait suscité de vives critiques avant sa validation. Pourtant, il regroupait un ensemble d’actions destinées à déterminer les grandes orientations et les plans régionaux de développement (de Fès-Boulemane). Mais pas au goût de certains élus, surtout les plus expérimentés qui l’on qualifié d’«une simple compilation de données».


A ce titre, Abdelaziz Alaoui El Hafidi, l’ex-président de la commission de planification au Conseil régional Fès-Boulemane, disait qu’«il faut que cette étude soit plus pragmatique avec des données actualisées recueillies sur le terrain et non une compilation des synthèses et analyses précédentes, fondée sur ce qui a été élaboré par les différentes administrations». El Hafidi avait même «appelé le bureau d’études à se déplacer sur place et prendre contact avec la population, analyser le périmètre et en tirer les conclusions». Ce fin connaisseur de l’évolution de la vision de la régionalisation au Maroc pointait du doigt «le retard et les multiples reports dont avait fait l’objet la réalisation de cette étude qui devait être finalisée en 2012».


Aujourd’hui, la future étude devrait être dynamique et non pas statique. Elle devrait tenir compte notamment du problème foncier et le statut juridique des terres (collectives, Habous, domaniales…) des communes rurales qui ne peuvent être résolus que par une législation et beaucoup de courage de la part de l’Etat. Car, jusque-là, ce problème freine l’industrialisation, l’agriculture, l’immobilier… et ne permet pas à la région d’aller de l’avant. En tout cas, le futur SRAT devrait «éviter» les erreurs du passé. Validé (d’abord) par Mohand Laenser, Saïd Zniber et Driss Merroun, respectivement président du Conseil régional de Fès-Meknès, wali, et ministre de l'Urbanisme et de l'Aménagement du territoire, qui ont signé l’accord de sa réalisation, le futur schéma vise à identifier les problématiques essentielles auxquelles la région est confrontée et constituer ainsi un pôle de développement compétitif dans le cadre de la régionalisation avancée. Il ambitionne l’élaboration d’une vision globale et prospective du développement régional, soit une politique structurante capable de donner corps à la régionalisation avancée.

Driss Merroun y croit énormément. Pour lui, «le futur plan d'aménagement urbanistique (PAU) de Fès et sa région périphérique sera le troisième après les PAU de 1980 et 1995… il devra constituer une nouvelle génération en matière de documents urbains». De part sa taille, le PAU coiffera une superficie globale de 1.400 km2 et devra accompagner les projets structurants de la région. D’où l’appel de Mohand Laenser à fédérer les différents acteurs autour d’une approche globale, et ce, afin d’assurer la gestion de l'affaire territoriale d’une manière rigoureuse. Pour le président du Conseil régional de Fès-Meknès, il faut opter pour une politique axée sur la généralisation de la couverture en documents d'urbanisme, outre l'accompagnement et l'encadrement de l'expansion urbanistique et l'élaboration des études relatives à la préservation du patrimoine historique et urbanistique. «Ceci, en tenant compte des objectifs des programmes et des projets de développement lancés dans la région et en harmonie avec les aspirations de la population locale en matière urbanistique», conclut le doyen des présidents des régions.

Axes stratégiques

Financée par le ministère de l’Urbanisme, l’étude du SRAT de Fès-Meknès coûtera quelque 5 millions de DH. Elle fera état d’un diagnostic territorial stratégique et proposera des orientations préliminaires à l’aménagement du territoire régional à travers les facteurs d’intégration nationale, les grands problèmes que connaît la région et le diagnostic selon les domaines de projets. En clair, ces axes stratégiques viseraient à enclencher un véritable processus de métropolisation, renforcer le rôle de la région dans l’économie nationale en profitant de la situation stratégique de sa capitale et en valorisant ses ressources territoriales, consolider les liaisons avec les régions voisines pour profiter des dynamiques qui y sont enclenchées, et sauvegarder les ressources naturelles nationales en les intégrant dans une vision de développement durable.

 

Réf: http://www.leconomiste.com/article/985246-fes-meknesle-nouveau-schema-d-amenagement-adopte

 

 

La convention de partenariat et de financement dédiée à l'élaboration du schéma régional d'aménagement territorial (SRAT) et au programme de développement régional (PDR) de Fès-Meknès, vient d’être paraphée. Mais qu’en est-il du SRAT de Fès-Boulemane approuvé par les élus régionaux à la veille des communales? C’est la grande question que se posent les observateurs, d’autant plus que cette étude avait coûté 3 millions de DH, financés par l’argent du contribuable. On se rappelle à cet égard que ce SRAT avait suscité de vives critiques avant sa validation. Pourtant, il regroupait un ensemble d’actions destinées à déterminer les grandes orientations et les plans régionaux de développement (de Fès-Boulemane). Mais pas au goût de certains élus, surtout les plus expérimentés qui l’on qualifié d’«une simple compilation de données».
A ce titre, Abdelaziz Alaoui El Hafidi, l’ex-président de la commission de planification au Conseil régional Fès-Boulemane, disait qu’«il faut que cette étude soit plus pragmatique avec des données actualisées recueillies sur le terrain et non une compilation des synthèses et analyses précédentes, fondée sur ce qui a été élaboré par les différentes administrations». El Hafidi avait même «appelé le bureau d’études à se déplacer sur place et prendre contact avec la population, analyser le périmètre et en tirer les conclusions». Ce fin connaisseur de l’évolution de la vision de la régionalisation au Maroc pointait du doigt «le retard et les multiples reports dont avait fait l’objet la réalisation de cette étude qui devait être finalisée en 2012».
Aujourd’hui, la future étude devrait être dynamique et non pas statique. Elle devrait tenir compte notamment du problème foncier et le statut juridique des terres (collectives, Habous, domaniales…) des communes rurales qui ne peuvent être résolus que par une législation et beaucoup de courage de la part de l’Etat. Car, jusque-là, ce problème freine l’industrialisation, l’agriculture, l’immobilier… et ne permet pas à la région d’aller de l’avant. En tout cas, le futur SRAT devrait «éviter» les erreurs du passé. Validé (d’abord) par Mohand Laenser, Saïd Zniber et Driss Merroun, respectivement président du Conseil régional de Fès-Meknès, wali, et ministre de l'Urbanisme et de l'Aménagement du territoire, qui ont signé l’accord de sa réalisation, le futur schéma vise à identifier les problématiques essentielles auxquelles la région est confrontée et constituer ainsi un pôle de développement compétitif dans le cadre de la régionalisation avancée. Il ambitionne l’élaboration d’une vision globale et prospective du développement régional, soit une politique structurante capable de donner corps à la régionalisation avancée.

Driss Merroun y croit énormément. Pour lui, «le futur plan d'aménagement urbanistique (PAU) de Fès et sa région périphérique sera le troisième après les PAU de 1980 et 1995… il devra constituer une nouvelle génération en matière de documents urbains». De part sa taille, le PAU coiffera une superficie globale de 1.400 km2 et devra accompagner les projets structurants de la région. D’où l’appel de Mohand Laenser à fédérer les différents acteurs autour d’une approche globale, et ce, afin d’assurer la gestion de l'affaire territoriale d’une manière rigoureuse. Pour le président du Conseil régional de Fès-Meknès, il faut opter pour une politique axée sur la généralisation de la couverture en documents d'urbanisme, outre l'accompagnement et l'encadrement de l'expansion urbanistique et l'élaboration des études relatives à la préservation du patrimoine historique et urbanistique. «Ceci, en tenant compte des objectifs des programmes et des projets de développement lancés dans la région et en harmonie avec les aspirations de la population locale en matière urbanistique», conclut le doyen des présidents des régions.

Axes stratégiques

Financée par le ministère de l’Urbanisme, l’étude du SRAT de Fès-Meknès coûtera quelque 5 millions de DH. Elle fera état d’un diagnostic territorial stratégique et proposera des orientations préliminaires à l’aménagement du territoire régional à travers les facteurs d’intégration nationale, les grands problèmes que connaît la région et le diagnostic selon les domaines de projets. En clair, ces axes stratégiques viseraient à enclencher un véritable processus de métropolisation, renforcer le rôle de la région dans l’économie nationale en profitant de la situation stratégique de sa capitale et en valorisant ses ressources territoriales, consolider les liaisons avec les régions voisines pour profiter des dynamiques qui y sont enclenchées, et sauvegarder les ressources naturelles nationales en les intégrant dans une vision de développement durable.

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